Réactif ou proactif, quelle différence ?
Le mode réactif intervient à la demande de l'utilisateur : l'humain prend l'initiative, formule une requête et l'IA produit une réponse ou réalise une tâche.
Exemples :
- Interroger un assistant Teams sur une procédure RH : « Quelle est la politique de télétravail ? »
- Demander à Gemini de résumer un long compte-rendu qui vient d'être partagé.
- Demander à Copilot de générer une formule Excel complexe.
Le mode proactif intervient sans nouvelle sollicitation de l'utilisateur. L'agent surveille un événement, une condition ou une échéance, puis déclenche une action prévue par son fonctionnement.
Exemples :
- Gemini Spark (Google), agent connecté à Gmail et à l'agenda : détecte l'annulation d'un vol dans un e-mail et prépare un itinéraire alternatif dans le calendrier.
- Suivi de projet : constater qu'un livrable n'a pas été déposé à l'échéance et préparer un e-mail de relance.
- Préparation de réunion : rassembler automatiquement les documents pertinents avant un rendez-vous et générer une synthèse.
Ce que cela change en matière de risque
Réactif/proactif décrit l'origine du déclenchement, tandis que l'autonomie décrit ce que l'agent est autorisé à faire une fois déclenché : ce sont deux axes différents, à ne pas confondre.
En mode réactif, l'utilisateur contrôle principalement le déclenchement : il pose la question, examine le résultat et décide généralement de la suite.
En mode proactif, l'agent peut prendre l'initiative. Le principal enjeu devient donc le périmètre d'autonomie qui lui est accordé.
On peut distinguer trois niveaux :
- Notifier : l'agent détecte une situation et alerte l'utilisateur.
- Préparer : l'agent analyse la situation et produit un brouillon ou une recommandation que l'humain valide.
- Exécuter : l'agent réalise automatiquement l'action autorisée.
À retenir : proactif ne signifie pas nécessairement autonome. Un agent peut être proactif mais fortement supervisé, par exemple lorsqu'il détecte un événement et prépare une action qui nécessite une validation humaine.
Cette distinction est importante pour la gouvernance : plus l'agent peut agir sans validation humaine, plus il faut maîtriser ses permissions, ses conditions de déclenchement, son périmètre d'action, sa traçabilité et les mécanismes d'arrêt.